Daniele Rustioni and the Opéra National de Lyon présentent Nabucco à Lyon et Paris

«Les premiers Verdi sont particulièrement difficiles à réussir: fougueux, souvent hautement inspirés, ils comportent quelques pages pouvant parfois paraître un peu faciles ou frustes lorsque le chef et/ou l’orchestre saisissent mal les enjeux esthétiques ou dramatiques des œuvres. Ce n’est pas le cas lorsque Daniele Rustioni est aux commandes: après Attila et Macbeth l’an dernier, ce Nabucco confirme les affinités entre le chef italien et ce répertoire. D’une concentration et d’une implication permanentes, Daniele Rustioni semble habité par cette musique, sachant tirer de l’Orchestre et des Chœurs de l’Opéra de Lyon -au mieux de leur forme- des couleurs chatoyantes, recueillies, agressives, pathétiques, dramatiques, en fonction des situations particulièrement contrastées offertes par le livret. (…) De fait, il ne reste qu’à espérer que l’Opéra de Lyon et son chef continuent d’explorer le répertoire du jeune Verdi pour en faire profiter les publics lyonnais et parisiens dans ce qui s’apparente dorénavant à un rendez-vous annuel très attendu!»
Olyrix, Stéphane Lelièvre

«Mais le grand vainqueur de la soirée est encore l’incroyable direction de Daniele Rustioni magistral dès l’ouverture, bouillonnante, nerveuse mais sans excès, révélant avec une précision entomologique et une grande lisibilité les contrastes et la variété des pupitres, dont le concentré d’énergie parvient à faire oublier la relative pauvreté harmonique et le côté parfois naïf de l’orchestration du jeune Verdi. Au final, (…) un Nabucco d’anthologie.»
Classiquenews, Jean-François Lattarico

«Comblé, le public l’est à plusieurs titres. D’abord par la direction brillante d’un chef qui s’est formé à Milan, et dont l’énergie communicative transmet aux musiciens et aux chœurs toute la fougue du jeune Verdi mais aussi la subtilité de ses nuances, sans gommer ce que certains passages peuvent avoir de clinquant. Spectacle à part entière, la direction de Rustioni est une prouesse physique que la version de concert rend visible. On aura rarement entendu de manière aussi précise chaque instrument de l’orchestre, les ensemble de cuivres, les solos de flûte et de cor anglais, le magnifique ensemble de violoncelles pour la prière de Zacharie, au point que même le passage le plus populaire de l’opéra, le fameux chœur «Va pensiero», semble inséré dans une trame orchestrale aux sonorités nouvelles, imposant à l’oreille le son plaintif et répété des instruments.»
Forum Opera, Fabrice Malkani

«(…) dirigé par Daniele Rustioni, un jeune chef italien arrivé en 2014 à l’Opéra de Lyon, il se surpasse dès l’ouverture. Rustioni, visiblement survolté, donne un rythme et une impulsion parfois un peu rapide mais d’une force irrépressible. (…) le jeune homme a une battue claire, nette dynamique, donnant les départs avec une précision d’orfèvre. La belle complicité qu’il a installé avec ses musiciens permet à tous de donner une lecture superbe de la partition de Verdi. (…) Rustioni est un excellent musicien et un chef doué, visiblement très apprécié par ses musiciens.»
Lyriqueinfo, Hélène Biard

«Élu meilleur établissement lyrique du monde en 2017, l’Opéra Nouvel, en partenariat avec l’Auditorium de Lyon, a réussi un nouveau coup de maître grâce à la baguette de son jeune et talentueux chef Daniele Rustioni. Ce Nabucco rentrera dans les annales: une distribution de solistes remarquables, un son d’orchestre soigné jusqu’au moindre détail, des chœurs somptueux. (…) L’ouverture déjà annonce la couleur de cette soirée lyrique d’une envergure exceptionnelle. Daniele Rustioni y cultive le contraste entre la délicatesse d’un trio de trombones soyeux et un tutti aussi puissant que précis. (…) Le plaisir de tous les intervenants est aussi sensible que contagieux: le public de l’Auditorium est sur les chaises, conscient d’avoir assisté à un événement d’exception. Daniele Rustioni a conféré en peu de temps une nouvelle jeunesse et une nouvelle qualité à l’orchestre de l’Opéra de Lyon, pour lequel cette œuvre italienne est une très belle vitrine. Qu’on se le dise: ce Nabucco lyonnais, c’est Verdi sans la pasta, c’est de la patine sans le gras, c’est de la magnificence sans arrogance.»
Bachtrack, Beate Langenbruch

«Dès l’ouverture, on le pressent. Un Orchestre de l’Opéra de Lyon chauffé à blanc, dirigé par un Daniele Rustioni des grands soirs. Il nous l’avait confié, le chef italien n’aime pas forcément que l’on dise de lui qu’il est un grand chef verdien. Pourtant, comment ne pas être subjugué par sa direction à chaque fois qu’il aborde ce répertoire? Un sens inné des tempi, du son, des contrastes et des dynamiques laisse déjà entrevoir ce que sera la soirée et les bravi fusent déjà. Les détails sont tellement travaillés et les pupitres si bien mis en valeur (la superbe mélancolie du violoncelle ouvrant la prière de Zacharie évoque déjà l’introduction du monologue de Philippe II dans Don Carlo) que l’on a parfois l’impression d’une écoute renouvelée même pour le très rebattu «Va pensiero», douloureux et si incarné par le superbe Chœur de l’Opéra de Lyon.»
ResMusica, Steeve Boscardin